Mamadou Lamine Sy a reçu sa première kora à neuf ans, des mains de son grand-père, à Sédhiou. Il a appris les morceaux du répertoire mandingue en les écoutant cent fois, assis à côté de lui le soir.

Au lycée, à Ziguinchor, il découvre un logiciel de production sur l’ordinateur d’un ami. Il enregistre sa kora, la ralentit, la superpose. « Ça m’a pris des années pour oser le montrer à ma famille », dit-il.

« Mon grand-père jouait pour les familles. Moi, je joue pour les gens qui ne connaissent pas la mienne. » Il tourne aujourd’hui entre Dakar, Bamako et l’Europe, et prépare un album enregistré entre Sédhiou et un studio berlinois.