Cheikh Diallo a appris la couture à treize ans, dans un atelier du marché HLM, en ramassant les chutes de tissu et en enfilant les aiguilles des maîtres. Il en garde une obsession : les finitions.
« Le vêtement est une archive : il garde la trace des gestes et des époques », dit-il en montrant l’intérieur d’un boubou, cousu à la main sur trois jours.
Ses collections, vendues à Dakar et en ligne, n’utilisent que des tissus tissés ou teints au Sénégal et au Mali. Il forme chaque année quatre apprentis.




