Il est 7 heures, et ils sont déjà une centaine à monter et descendre les marches au pas de course. Le Monument de la Renaissance africaine, inauguré en 2010 sur l’une des collines des Mamelles, à Ouakam, a été pensé comme un symbole. Le dimanche matin, il sert surtout de salle de sport à ciel ouvert.
Les groupes s’organisent par quartier, parfois par entreprise. Un coach compte les séries au sifflet, un vendeur de café Touba installe son thermos au pied de l’escalier. « Toutes les marches, aller-retour, dix fois. Après ça, tu peux manger ce que tu veux », rit un habitant de Ouakam en sueur.
Le monument divise toujours les Dakarois sur le plan esthétique. Mais sur ce point, tout le monde semble d’accord : la vue sur la presqu’île du Cap-Vert, au lever du jour, vaut l’effort.




