Ils ont commencé dans les scènes ouvertes des centres culturels, les cafés de la Médina, les amphithéâtres de l’université. Vingt-deux slameurs et slameuses de Dakar publient aujourd’hui une anthologie collective, première trace écrite d’un mouvement né à l’oral.
Les textes parlent de la ville, des coupures d’électricité, du prix du riz, d’amour et de départ. Certains gardent sur la page le rythme de la scène, avec des reprises et des refrains. D’autres changent complètement de forme une fois imprimés.
« À l’oral, je peux me rattraper avec la voix. Sur le papier, il n’y a que les mots, alors il faut qu’ils tiennent seuls », dit Fatima, 23 ans, qui signe trois poèmes du recueil.



