Quatre cents mètres d’eau séparent la plage de Ngor de l’île du même nom. Le narrateur de L’île d’en face ne les a pas franchis depuis vingt ans. Sa sœur, elle, n’a jamais quitté l’île. Le roman raconte la semaine où il décide enfin de prendre la pirogue.

L’auteure, dont c’est le premier livre, écrit des phrases courtes et précises, où l’on sent le sel, le gasoil et le poisson séché. Elle a le talent rare de ne pas tout expliquer : on comprend la brouille familiale par petites touches, sans jamais la voir en entier.

Un roman court, précis, qui laisse au lecteur le soin de traverser.