Le bogolan est une toile de coton tissée en bandes étroites, puis teinte avec des décoctions de feuilles et de la boue fermentée. Les motifs, dessinés à la main, se transmettaient de mère en fille dans la région de Ségou, au Mali.
Depuis une trentaine d’années, il voyage : sur des vestes de créateurs à Paris, des coussins vendus à New York, des sneakers en édition limitée. Le motif se reproduit facilement à l’imprimante ; le geste, beaucoup moins.
À Bamako, des coopératives d’artisanes réclament une meilleure traçabilité des pièces, pour que les acheteurs sachent ce qu’ils paient. « Quand c’est imprimé, ce n’est pas du bogolan, c’est une photo de bogolan », tranche l’une d’elles.



